Façade : recouvrir d’un bardage bois

Bardage bois

La façade bois est dans l’air du temps ! Le choix d’un bardage peut alors s’imposer mais pour quel type de bois opter ? Comment l’entretenir ? Est-ce possible de poser un bardage sur tous types de façades en rénovation ? Quelques conseils pour mener à bien votre projet.

Le bardage bois est composé de ce que l’on appelle des clins, ces lames qui le composent et qui peuvent être posés horizontalement, verticalement ou en diagonale. Ces clins offrent une esthétique très naturelle et en plus, ils contribuent à l’isolation de la maison en créant une lame d’air (d’environ 6 mm) et en permettant d’opter pour une isolation par l’extérieur (ITE). Le bardage bois peut se poser sur n’importe quel type de façade, en neuf comme en rénovation. Dans ce dernier cas, il permet aussi de dissimuler une façade abîmée. Les clins se posent sur des tasseaux ou des tiges métalliques perpendiculaires au sens de la pose, fixés sur la façade.

Quel bois pour le bardage ?

Les bois utilisés pour le bardage sont des contrecollés ou des essences massives et peuvent être vendus bruts de sciage ou rabotés.

  • Le pin sylvestre a tendance à griser avec le temps mais il est imputrescible donc évite les problèmes d’humidité. Il comporte des nœuds et doit être traité autoclave et être de classe 3 ou 4.
  • Le mélèze (classe 3) est un bois dur mais sensible à la déformation. Pour le protéger, il est conseillé de le huiler régulièrement.
  • Le Douglas (classe 3 quand il est traité en autoclave) tire plutôt sur le rouge et est complètement imputrescible et résistant aux insectes et champignons. Si vous désirez qu’il garde sa couleur, il faut le recouvrir d’un saturateur.
  • L‘épicéa (classe 3 en autoclave), également imputrescible, a des nuances miel.
  • Le Red Cedar (classe 3) est un peu plus onéreux car il s’agit d’un bois noble imputrescible, plutôt rouge, et qui prend une patine argentée en vieillissant.

Bardage bois : un grisaillement naturel

Le bois est très sensible aux ultraviolets et s’il n’est pas protégé prend une teinte grise au fil du temps qui n’altère en rien ses qualités. Les essences les plus foncées résistent mieux au grisaillement alors que les bois clairs comme le pin sylvestre ou l’épicéa perdent très vite leur couleur d’origine.

Certains bois doivent d’ailleurs être traités en autoclave pour ne pas être attaqués par les insectes ou les champignons. Ce traitement qui permet de les passer en classe 3 ou 4 est réalisé en usine. Un insecticide et un fongicide, contenant des sels de cuivre, sont appliqués directement au cœur des fibres. D’autres traitements sont possibles comme la rétification : cela signifie que le bois a été chauffé à très haute température pour éliminer quasiment toute son humidité. Un traitement par oléothermie consiste à un trempage dans deux bains successifs d’huile végétale mais ce procédé empêche toute application de lasure ou de peinture.

Comment entretenir son bardage bois

Si vous désirez récupérer un bois devenu gris, il faut employer un dégriseur liquide, à réappliquer tous les ans car son effet ne dure pas.

  • Un saturateur a plutôt l’effet d’une huile et s’applique en une seule couche mais là encore, il faut traiter le bois tous les ans.
  • Le vernis est déconseillé car il finit par s’écailler et comme il ne contient pas de pigments, il ne protège pas le bois des effets du soleil.
  • La lasure est un bon compromis : transparente, incolore ou teintée, contenant des anti-uv, elle forme un film imperméable qui laisse respirer le bardage et qui ne dissimule pas les veines du bois.
  • La peinture est la solution la plus couvrante mais elle fait complètement disparaître l’aspect initial du bois.