Isolation des combles perdus

Isolation des combles perdus

Les combles perdus ne peuvent être utilisés comme pièces à vivre : soit la hauteur disponible n’est pas suffisante, soit ils sont difficilement accessibles. Ils sont donc non chauffés mais doivent être isolés de l’habitation pour éviter les déperditions de chaleur à l’intérieur du logement.

Un principe : limiter les ponts thermiques

L’isolation des combles perdus est en général effectuée sur le plancher pour se situer au plus près du volume chauffé, sur toute la surface et en remontée sur les murs et les charpentes pour limiter les ponts thermiques mais attention à ne pas obturer les entrées d’air pour laisser une bonne ventilation. On peut utiliser des panneaux ou des rouleaux d’isolants, posés en deux couches croisées avec un pare-vapeur intercalé entre ces deux couches ou un soufflage de laine minérale ou naturelle.

Deux techniques d’isolation des combles perdus

Le choix  de la technique dépend de la configuration des combles perdus, selon qu’ils sont accessibles ou non. S’ils sont accessibles, on se tournera vers un isolant en rouleau. Si ce n’est pas le cas, l’insufflation en vrac est recommandée.

  • Lorsque les combles perdus sont accessibles, vous pouvez opter pour une laine en rouleau, à poser de manière jointive sur toute la surface du plancher. Il est nécessaire de remonter le long des pannes sablières pour éviter les fuites d’air. Quand on utilise des panneaux, la jonction pour limiter les ponts thermiques est beaucoup plus difficile à réaliser. Selon l’objectif de performance globale souhaité, vous pouvez choisir une laine de 300 à 400 mm d’épaisseur, puisque vous n’êtes pas limités en hauteur pour la réalisation de l’isolation. Cette épaisseur permet d’atteindre une résistance thermique de 7,5 à 10 m2.K/W.
  • Dans le cas de combles perdus non accessibles, une insufflation d’isolant en vrac, est préférée. Le soufflage nécessite l’emploi d’un compresseur et d’une machine de soufflage mécanique mais la mise en œuvre s’avère très rapide. L’épaisseur de la couche d’isolant doit être d’au minimum 20 cm. La laine est soufflée directement sur le plancher des combles et permet un calfeutrement homogène, qui s’infiltre dans tous les recoins, notamment lorsqu’il s’agit de charpentes industrielles. Le tassement de l’isolant varie en fonction de sa nature. La pose d’un pare-vapeur indépendant est obligatoire pour assurer une isolation pérenne.

A savoir : Pensez à repérer les boîtiers électriques et les boîtes de dérivation et de marquer ces points de repères, avant le soufflage de l’isolant. Si dans les combles, se trouve un groupe de ventilation, il doit se situer hors du volume recevant l’isolant afin de ne pas l’aspirer.

Trois types d’isolants à utiliser

Les matériaux les plus utilisés pour l’isolation des combles perdus sont la laine de verre ou de roche, les laines naturelles mais aussi le polystyrène expansé ou extrudé, ces isolants cumulant résistance et conductivité thermique. Pour la technique du soufflage, la laine de roche est la plus adaptée.

  • Chanvre, laine de mouton, plumes de canard, laine de coton ou de bois, liège, paille sont des isolants naturels, encore appelés bio-sourcés, sachant que la paille a rejoint la liste des isolants thermiques dans la RT 2012.
  • Polystyrène expansé ou extrudé, mousse de polyuréthane sont des isolants synthétiques, fabriqués à partir de matières organiques ou de pétrole brut, utilisés en rouleaux ou en panneaux pour l’isolation des combles perdus sur plancher.
  • Les isolants minces, composés de plusieurs films d’aluminium séparés par une lame d’air, peuvent être employés mais plutôt en complément d’une isolation par laine minérale ou naturelle.

 

Créer votre projet isolation 

 


L'Isolation des Combles