Ces objets du quotidien qui polluent l’air intérieur…

salon

Plusieurs études ont montré que l’air qui circule dans nos logements est plus pollué que l’air extérieur ! Suivez notre guide pour connaître ces objets sources de pollution et appliquez nos conseils pour mieux respirer à la maison !

Les produits ménagers, les revêtements muraux et de sol, mais aussi le mobilier, sont responsables de pollution intérieure, au même titre que l’humidité. 

16 heures ! C’est le temps moyen passé chaque jour à notre domicile, soit autant d’heures pendant lesquelles nous sommes exposés à la pollution de l’air intérieur. Pour diminuer cette exposition aux polluants, il convient de connaître les sources responsables et les bonnes pratiques à suivre.

Les COV, première source de pollution

En 2015, l’OQAI, l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur, a publié une étude sur la qualité de l’air dans nos logements. Elle révèle que, dans les poussières au sol, dans 67% des logements, 32 composés organiques volatils – aussi désignés par l’acronyme COV – ont été détectés. Dans l’air, 35 des 66 substances recherchées étaient présentes dans plus d’un logement sur deux.

Les COV sont en partie responsables de la pollution de nos logements. Caractérisés par leur grande volatilité, ils se répandent facilement et rapidement dans l’atmosphère. Dans nos intérieurs, certains objets peuvent être sources d’émission de COV. Ainsi, dans la maison, en utilisant de la peinture, du vernis, du solvant  ou un produit dégraissant, il n’est pas rare d’y être exposé…

Depuis 2013, la réglementation impose d’inscrire sur l’ensemble des produits de construction, de bricolage et de décoration le taux de COV au moyen d’une note allant d’A+ (très faibles émissions) à C (fortes émissions). C’est un bon indice auquel prêter attention !

Connaître les objets polluants… pour mieux anticiper

D’autres sources de pollution existent dans notre intérieur. Par exemple, les phtalates : ils sont notamment émis par les sols en plastique souple tels que les revêtements en PVC qui peuvent diffuser ces substances chimiques nocives parfois pendant plusieurs années…

Les formaldéhydes contenus dans les mousses isolantes, les textiles ou les moquettes en font aussi partie, de même que les moisissures liées à l’humidité et tous les allergènes (poussières, acariens, poils d’animaux). Enfin, gare au monoxyde de carbone – qui s’avère très dangereux en cas d’intoxication – si l’on possède un appareil à combustion (poêle à bois ou cheminée) mal entretenu.

Enfin, les objets traités par des produits chimiques durant leur fabrication dégagent également des émissions nocives au cours de leur utilisation.
Bref, les sources de pollution de l’air intérieur sont multiples :

  • produits ménagers (attention au surdosage)
  • revêtements de sol tels que les sols vinyle, mais aussi certaines moquettes et revêtements muraux (papiers peints, peintures)
  • matériaux d’isolation tels que les mousses isolantes
  • meubles comprenant du bois prétraité chimiquement, de l’aggloméré ou du contreplaqué
  • literie (le matelas peut contenir une dizaine de COV, mais aussi des phtalates et des acariens)
  • produits de bricolage
  • appareils à combustion
  • bougies parfumées et bâtons d’encens
  • humidité

Les bons réflexes pour mieux respirer 

On doit aussi la pollution intérieure à un mauvais entretien et à une mauvaise aération de son intérieur. Voici les bons conseils à appliquer pour vivre dans un logement plus sain :

  • On peut réduire l’impact de l’inhalation et du contact avec les produits d’entretien (vaisselle, lessive) en choisissant des produits éco-labellisés NF Environnement ou Ecolabel européen. De même, on peut miser sur les recettes naturelles de nos grand-mères : vinaigre blanc, savon de Marseille (ou savon noir), bicarbonate de soude…
  • Lors de l’utilisation de peintures, de colles, de solvants ou autres vernis, qui peuvent dégager des éléments toxiques (même longtemps après leur utilisation), portez un masque et toute protection adaptée (gants, blouse) et aérez la pièce longtemps avant et après les travaux. Là aussi, vous pouvez uiliser des produits « sans solvants » estampillés NF Environnement ou Ecolabel européen.
  • Concernant les revêtements aux sols et aux murs, préférez le bois non traité chimiquement ou, si vous souhaitez installer un revêtement souple, optez pour le linéoléum naturel. De même, sur les murs, choisissez autant que possible des peintures dites écologiques.
  • Pour éviter des allergies dont la literie peut être responsable, lavez vos draps au moins tous les 15 jours, aérez votre lit à cette occasion, lavez vos couettes et oreillers chaque trimestre et passez un coup d’aspirateur régulièrement sur votre matelas…
  • Si vous disposez d’un appareil à combustion, de type chaudière, poêle à bois ou cheminée, méfiez-vous des combustions incomplètes qui sont nocives pour la santé ! Elles sont responsables de l’émission de monoxyde de carbone. Optez donc pour un appareil récent, plus écologique. Différents labels – comme Flamme Verte – existent. Faites contrôler ces appareils et ramoner les conduits de cheminée tous les ans.

D’autres conseils utiles…

  • Agrémentez vos pièces de vie de plantes vertes qui absorbent une partie de ces polluants (en plus, c’est joli !)
  • Renoncez aux aérosols…et à fumez chez vous.
  • Et, bien sûr, on ne le dit jamais assez : AÉRER ! Minimum 10 minutes par jour.
  • Un système de ventilation, de type VMC, est également important. Il ne remplace pas l’aération, mais la complète. Il permet un recyclage de l’air.  Nettoyez régulièrement les bouches d’extraction, les filtres et les entrées d’air. Tous les 3 ans, confiez son entretien à un spécialiste agréé.

Avez-vous les bons gestes chez vous ? Faites le quiz de l’Ademe (Agence de l’Environnement et de la maîtrise de l’Energie) !

Que pensez-vous de cet article ?