Isolation thermique : des solutions faciles, sans gros travaux

Isolation thermique

Il existe des solutions faciles à mettre en œuvre pour se protéger du froid ! Ces astuces pratiques permettent d’atténuer les changements de température et de passer l’hiver au chaud.

Guide isolation thermique 

Le papier peint isolant : simple à mettre en œuvre

Innovation récente, le papier peint isolant est aussi simple à installer qu’un papier peint ordinaire. Il est composé de carton fin collé sur une couche de polystyrène expansé, ce qui lui confère sa qualité d’isolant. Certains papiers peints thermiques se déclinent dans une version où le polystyrène expansé est mêlé à du graphite. Disponible en rouleaux, comme le papier peint habituel, il dispose d’un isolant peu épais (4 à 5 mm en moyenne), ce qui facilite sa pose et sa discrétion.

Le papier peint isolant offre aussi un rendu agréable puisqu’il tend à gommer les aspérités des murs. Existant aussi dans une variante avec papier aluminium (et non cartonné), il s’adapte alors particulièrement à une mise en place entre les radiateurs et les murs. En effet, ce type de papier peint renvoie alors la chaleur vers la pièce.

Si sa résistance thermique (R) avoisine 0,125, ce qui est loin de le substituer à une isolation thermique à part entière, il supprime l’effet mur froid. Il permet aussi de limiter les effets de la condensation donc les risques de taches et de moisissures.

En somme, il reste une alternative intéressante quand la pose d’un isolant plus performant (et/ou épais) est impossible à mettre en œuvre. Grâce à sa faible épaisseur, il s’adapte à tous les intérieurs. Cette astuce pratique est assez accessible, même s’il faudra compter environ 13€ le mètre carré.

La peinture thermo-isolante, efficace même en extérieur

De même, la peinture thermo-isolante ou peinture thermique ne peut pas (encore ?) se substituer à une isolation complète de la maison. Mais cette innovation – issue de la recherche aérospatiale – s’avère efficace. En fait, c’est sa capacité à réfléchir le rayonnement qui empêche la chaleur de s’enfuir comme de s’infiltrer.

De ce fait, la peinture thermo-isolante est un bon compromis pour les façades mal isolées, exposées nord ou bien humides. Mais elle peut également venir renforcer une isolation existante. Cette peinture acrylique se compose d’eau, de céramiques et de résine. Convenant à tout type de supports, elle offre de bonnes performances. Et pour cause, on estime que sa capacité d’isolation équivaut à 12 cm de polyuréthane ou à 10 ou 20 cm de laine minérale.

Autre avantage de cette peinture : elle se décline en deux applications, intérieure et extérieure.

  • La peinture thermique pour l’intérieur permet d’éviter la condensation, protège de l’effet paroi froide en hiver et est lavable à l’eau. Côté déco, vous avez le choix entre plusieurs coloris.
  • La peinture thermique pour l’extérieur s’applique sur les façades. L’été, elle protège de la chaleur grâce à ses propriétés réfléchissantes. L’hiver, elle empêche la chaleur de se disperser et protège ainsi du froid. Elle est disponible sous la forme d’un enduit de type crépi blanc.

La peinture thermique agit donc sur la conductivité des matériaux, ce qui améliore l’isolation. Elle allie facilité d’application et bonnes performances. C’est donc une bonne solution quand on ne tient pas à engager de gros travaux. De plus, contrairement à une isolation thermique par l’intérieur, elle n’induit pas de perte d’espace. Seul bémol, elle reste encore chère à l’achat. Le prix moyen avoisine 40€ le litre pour un pouvoir couvrant de 2,45m2/litre en moyenne.

Les petites astuces pour calfeutrer les fenêtres

Responsables pour environ 15% des pertes de chaleur – voire plus pour les menuiseries anciennes – les fenêtres peuvent être calfeutrées. Certaines techniques simples permettront ainsi de limiter les pertes d’énergie.

  • Le joint isolant est efficace et peu coûteux (de 20 centimes à 3 € le mètre). Il convient surtout aux menuiseries récentes, comme le PVC. Isolant du froid, de la chaleur, mais aussi du bruit, il s’applique avec une canule (petit tube en plastique ou en métal). On le dépose entre le cadre ouvrant et le cadre dormant de la fenêtre.
  • La mousse expansée en aérosol permet de combler les espaces ouverts aux vents. Sa capacité à gonfler à l’air puis à durcir sur le contour de la fenêtre permet de limiter les pertes de chaleur. Elle est généralement plus efficace sur les fenêtres en bois. Résistante à l’humidité, aux UV et au vieillissement, c’est une solution durable.
  • Le film de survitrage de fenêtre permet aussi de pallier en partie les pertes de chaleur. Ce film adhésif transparent améliore l’isolation thermique et phonique de la fenêtre. Cette astuce simple et économique est néanmoins peu durable. Comptez de 30 à 40 € pour un film d’une dimension de 60 x 200 cm.
  • Enfin, installer des rideaux isolants aux fenêtres est également une astuce à connaître. Equipés d’une doublure, ces rideaux ont une double fonction. En hiver, ils renvoient le froid vers l’extérieur et conservent la chaleur dans la pièce. L’été, ils permettent de rester au frais. Il est facile de se procurer des rideaux isolants sur Internet ou dans les grandes enseignes de bricolage et de décoration. Mais si vous tenez à vos rideaux fétiches, il est aussi possible d’acheter une doublure isolante que vous pourrez coudre dessus. Cette astuce simple permettrait de réaliser environ 45% d’économies de chauffage contrairement à une fenêtre nue.

Que vous optiez pour une solution sur vos murs ou vos fenêtres, elles ne se substitueront pas à une isolation thermique dans les règles de l’art. Néanmoins, le papier peint thermique et la peinture thermique sont deux innovations qui devraient se démocratiser. La facilité d’application et l’amélioration des performances d’isolation proposées par ces produits séduiront les moins bricoleurs d’entre nous…