Les 7 erreurs à éviter quand on aménage une cuisine

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Quelle que soit la configuration souhaitée de sa cuisine, elle doit être aménagée en respectant certains critères. Voici 7 erreurs à éviter pour profiter d’une cuisine fonctionnelle, facile à vivre et conviviale. 

Guide Cuisine 

1. Bafouer la règle du « triangle d’activité »

Dans la cuisine, la géométrie peut aider ! Les professionnels ont baptisé « triangle d’activité » 3 zones essentielles. Il s’agit des zones de conservation (réfrigérateur), de cuisson (plaques, four) et de lavage (évier). Elles doivent être distinctes mais proches, afin de faciliter votre confort d’utilisation. On évite donc les trop grandes distances entre ces trois espaces. Dans l’idéal, la distance entre chacune de ces zones d’activité doit être plus ou moins égale.
Pensé en fonction des tâches répétitives dans la cuisine, ce « triangle » est LA règle d’or. Donc, il faut y penser dès la conception.

2. Sous-estimer le rangement

Pour qu’une cuisine soit fonctionnelle, elle doit faire place aux rangements. Aujourd’hui, les solutions ne manquent pas entre meubles hauts et bas, casseroliers, tiroirs et autres placards. Il faut pouvoir s’y retrouver facilement entre les aliments, la vaisselle et les ustensiles. Il est donc primordial de bien étudier en amont vos besoins en la matière.

Les rangements doivent également être bien pensés. On placera donc les gros volumes plutôt en bas et ceux que l’on utilise le moins au fond des placards. A contrario, les ustensiles d’usage quotidien doivent être accessibles facilement. Si la cuisine laisse place à des recoins, on mise sur les meubles d’angle, intégrant un ou plusieurs tourniquets. Ils sont très pratiques pour stocker épices, huiles, condiments… De la même manière, on peut faire preuve d’astuces. En installant des barres sur la crédence, on peut y suspendre les ustensiles, par exemple.

3. Négliger le plan de travail

Très sollicité, le plan de travail a plusieurs fonctions. Il faut donc disposer d’une surface suffisante si l’on veut cuisiner en toute tranquillité. D’abord, une partie du plan de travail doit servir pour la préparation. Cet espace doit venir s’inscrire dans le « triangle d’activité » pour plus de confort, limitant les déplacements répétitifs et inutiles. Une autre partie sera utile pour servir de desserte avant le lavage. On ménage également un espace qui pourra accueillir le petit électroménager, de plus en plus présent dans nos cuisines.

Si l’espace et la configuration le permettent, on peut prévoir un débord pour aménager un espace repas, ou carrément un îlot central (cela nécessite une grande pièce). La profondeur du plan de travail correspond souvent à la profondeur standard des meubles et de l’électroménager, soit 60 cm. Selon la configuration, elle peut parfois être de 65 ou 70 cm. Les largeurs diffèrent (jusqu’à 315 cm). En termes de matériaux, sans négliger l’aspect esthétique, il faut, là aussi, penser fonctionnalité. Résistant, solide et facile à entretenir : tels sont trois critères rêvés pour le plan de travail !

4. Limiter l’éclairage

En cuisine, il faut bien voir ce que l’on fait ! L’éclairage n’est donc pas à négliger. Or, la lumière naturelle n’est pas suffisante. Il faut installer des éclairages assez puissants au niveau des différentes zones d’activité. On mise sur un éclairage d’ambiance si la cuisine est ouverte. Pour disposer d’un éclairage général, un plafonnier peut parfois suffire dans un espace fermé.

Au-dessus du plan de travail, on peut aménager des suspensions ou des spots intégrés (si l’on a un faux plafond, par exemple). Il faut également penser à éclairer les zones d’ombre, en-dessous et même à l’intérieur des placards. Certains fabricants proposent ainsi des meubles rétroéclairés. Mais on peut aussi installer des bandes LED. Ces solutions apportent, en plus, une touche décorative.

5. Ne pas prévoir assez de prises

Les appareils sont de plus en plus nombreux dans les cuisines actuelles. Robots ménagers, grille-pain, machine à café ou encore micro-ondes, ils requièrent de nombreuses prises électriques. Mais attention aux branchements ou aux multiprises pas toujours pratiques… Il faut donc réfléchir à ses besoins en amont. On compte au minimum une prise par appareil électroménager non fixe (le petit électroménager) et 6 prises supplémentaires pour prévoir assez…

Et pour que cela ne soit pas disgracieux – surtout si la cuisine est ouverte – on peut opter pour des solutions escamotables. Dans le plan de travail d’un îlot, on peut, par exemple, installer des multiprises rétractables. Lorsqu’elles ne sont pas utilisées, elles se dissimulent dans le plan de travail : ni vu, ni connu !

6. Oublier le système de ventilation

Soumise aux vapeurs, fumées et diverses odeurs, la cuisine nécessite un bon système de ventilation. Si elle est ouverte, les odeurs circulent d’autant plus vite. Investir dans une hotte sera donc indispensable. Deux systèmes existent sur le marché.

  • Les modèles à extraction (ou évacuation) exigent une arrivée d’air dans la cuisine. C’est le système le plus efficace pour expulser les odeurs et l’humidité hors de la maison, tout en captant les graisses via des filtres en métal tressé.
  • Les modèles à recyclage traitent et recyclent l’air en circuit fermé, mais ne nécessitent pas de sortie d’air. Elles s’adaptent particulièrement aux appartements.
    Aujourd’hui, les fabricants rivalisent d’esthétisme sans renier les performances des appareils. Les derniers modèles se font également de plus en plus silencieux. Hotte murale, en îlot ou intégrée au plan de travail, le choix ne manque pas !

7. Omettre l’espace recyclage

Le tri sélectif est entré dans les mœurs. Or, il commence dans la cuisine ! Oublier d’aménager différentes zones à cet effet risque de créer la confusion. Les cartons d’emballage, les bouteilles en plastique et les bocaux en verre ont tendance à s’entasser. Opter pour une poubelle sous plan – placée le plus souvent sous l’évier – favorise le tri sélectif. Il existe aussi des modèles à pose libre. Pensez donc, dès la conception du projet, à un espace dédié avec compartiments multiples. Un bac se destine à la poubelle ordinaire, un autre au plastique et au carton et un troisième au verre.

L’ergonomie et la fonctionnalité sont les deux critères principaux dont doit être dotée votre future cuisine. Le mieux est de faire appel à un professionnel qui saura imaginer la cuisine de vos rêves, belle et pratique ! Et ce, même si l’espace dédié comprend des particularités (étroitesse, angles…).

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