La maison verte : quand écologie rime avec confort de vie !

maison verte ecologique

A quoi pensez-vous lorsque l’on vous parle de maison verte ? On peut avoir tendance à s’imaginer une maison tout en bois, cliché de l’habitat écolo, façon petite maison dans la prairie. On peut aussi s’imaginer adopter des habitudes un peu « décalées » avec la modernité et surtout la (sur)consommation qui caractérisent le mode de vie actuel.

En vérité, la maison verte appelée aussi maison écologique, offre surtout des solutions pour réduire notre consommation d’énergie au quotidien. Sans disposer d’une définition précise et universelle, la maison verte est avant tout bien pensée. En clair, elle est construite avec des matériaux naturels et sains et son fonctionnement ne nuit pas, ou vraiment peu, à l’environnement.

Ecologie et confort 

Imaginez donc une maison compacte (pour réduire sa surface d’échange thermique avec l’extérieur), ayant une surface vitrée importante (couvrant au minimum 17% de sa superficie totale) pour laisser pénétrer les rayons du soleil et construite dans un matériau particulièrement isolant, naturel et esthétique, ce qui ne gâche rien (bois, brique, pierre) ! A l’intérieur, un système d’éclairage basse tension ou encore un système de chauffage par énergie renouvelable sont en place, et sur le toit, des panneaux photovoltaïques permettent de vous assurer une température agréable et constante toute l’année, mais aussi d’avoir de l’eau chaude à moindre coût ! On n’est bien loin de la maison de Charles Ingalls ! Sans sacrifier le confort du quotidien, la maison verte tient sa promesse : favoriser les matériaux et les énergies durables et renouvelables.
Lorsque l’on y pense, sans forcément l’avoir envisagé ainsi, vous avez déjà un pied dedans.  Le recyclage des différents matériaux (verre, plastique, carton, papier), instauré dans les foyers depuis maintenant des années ou encore le compost produit par certains consommateurs sont déjà des signes de cette mutation…

Ainsi, la maison verte commence-t-elle, doucement, à trouver son public. La perspective de se rapprocher de la nature, tout en réalisant à moyen ou long terme des économies substantielles d’électricité et de chauffage – ce dernier représentant en moyenne 60 à 75% des dépenses énergétiques d’un foyer ! – sont des arguments qui ont de quoi séduire… Récupérer l’eau de pluie pour une utilisation sanitaire, se chauffer et avoir de l’eau chaude grâce à des panneaux solaires voire installer des toilettes sèches, sont ainsi autant d’investissements à la portée de l’habitant éco-responsable d’aujourd’hui.

Une tendance vouée à se confirmer

Face aux réglementations de plus en plus exigeantes quant à la consommation d’énergie, les normes sur l’isolation thermique notamment, visent à rendre le parc immobilier français de moins en moins énergivore, pour le confort de l’habitant, pour son portefeuille (à long terme) et pour la préservation de l’environnement. La réglementation thermique en vigueur, la RT 2012, prévoit déjà que les maisons construites depuis 2013 répondent à certains critères dont une consommation inférieure à 50 kWh/m2/an. Soit trois fois moins que ce que préconisait la réglementation précédente (RT 2005) ! Et la prochaine, la RT 2020, ira encore plus loin pour inciter les artisans du bâtiment à se tourner vers des matériaux plus écologiques tant pour la construction que pour l’isolation des bâtiments. Le bois, emblématique de cette tendance écologique, est aussi cher à la construction et reste donc en réalité minoritaire : représentant environ 10% des maisons construites selon l’UMF (Union des Maisons Françaises). Mais les constructions en brique ou en pierre sont tout aussi écologiques, emmagasinant la chaleur tout en la restituant petit à petit en l’absence de soleil…

7 000 à 9 000 maisons écologiques entreraient ainsi en construction chaque année et ce chiffre devrait s’accroître pour répondre aux normes qui ne cessent d’évoluer. Vouée à devenir une « maison passive » – une « passivhaus », expression empruntée à nos voisins allemands – d’ici 2020, l’habitat devra produire autant d’énergie qu’il n’en consommera. Et pourquoi ne pas voir encore plus loin avec la « maison positive » qui, elle, produit davantage qu’elle ne consomme ? Des performances rendues possibles grâce aux énergies renouvelables, dont font partie les énergies éolienne ou solaire, par exemple.

Après la maison verte, l’éco-quartier ?

La maison verte serait-elle la maison de demain ? Ce qui est sûr c’est que nous sommes poussés à consommer moins d’énergie et les artisans du bâtiment à construire « mieux ». Stimulée par le label HQE (Haute Qualité Environnementale), la maison verte va jusqu’à investir des quartiers entiers, ainsi baptisés « éco-quartiers ». En France, Grenoble est une ville pionnière dans cette démarche. Après avoir inauguré en 2009 l’éco-quartier de Bonne, le premier à voir le jour dans l’Hexagone, par ailleurs récompensé pour son exemplarité, la ville a présenté en 2013 le prototype Canopea. Enveloppe et menuiseries performantes, triple vitrage, cloisons en bois et panneaux solaires sur le toit sont autant d’éléments permettant la performance énergétique excellente de ce projet d’envergure qui demandera encore une douzaine d’années de travail pour donner lieu à un ensemble de logements modulables. Ceux-ci pourront être contrôlés via un système domotique anticipant jusqu’aux besoins en chauffage et en eau de ses habitants… Cet éco-quartier ira même plus loin en reliant les habitations entre elles et avec les équipements de la ville dans le but de mutualiser les ressources et de créer un véritable éco-système autonome. Tout un programme !

Si la maison verte freine encore des ardeurs du fait du surcoût qu’elle peut représenter à l’achat – de l’ordre de 10 à 20% – elle assure des économies d’énergie (et des économies, tout court) et un confort de vie à très long terme. En bois, en briques ou même en paille, elle n’a pas seulement le look écolo, mais offre des performances inégalables !

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